Alsace

La création de l’Evangelische Gemeinschaft en Suisse et en Alsace date des années 1866-68. Des émigrés avaient trouvé en Amérique du Nord le salut en Christ. Par l’intermédiaire d’une annonce de l’Evangile remplie de la puissance du Saint-Esprit qui était celle des pasteurs de l’Evangelische Gemeinschaft ils avaient acquis la certitude du pardon de leurs péchés et celle de leur salut.
Ils envoyaient dans les lettres aux parents restés dans leur ancienne patrie, des témoignages joyeux de ce qu’ils avaient vécu. En l’année 1865; l’Evêque Escher fut envoyé en mission d’Amérique vers l’Europe, emportant avec lui de volumineux dossiers d’adresses de parents d’émigrés. Avec un jeune pasteur wurttembergeois, plein de courage et de foi, ils visitèrent ces parents et leur annonçaient la Bonne Nouvelle, dans la vallée du Rhin, le canton de Schaffhouse, les Grisons et l’Oberland Bernois.
Le pasteur Jakob Kächele vint également d’Amérique en Suisse et prononça le premier sermon à Berne en juillet 1866. Cette date est ainsi devenue celle de la fondation de l’«Evangelische Germeinschaft» en Suisse et en Alsace. Le travail de l’«Evangelische Gemeinschaft» a commencé à la façon d’un grain de sénevé qui s’est étendu puis consolidé dans les décennies suivantes.

Dès 1879, la Suisse et l’Alsace purent constituer une assemblée («Conférence») autonome. A côté de l’annonce de l’Evangile, l’«Evangelische Gemeinschaft» a développé également une forte activité sociale; elle a édifié des cliniques, maisons de diaconesses, foyers pour jeunes et personnes âgées, écoles bibliques; etc....

En tant que telle, l’Union de l’Eglise Evangélique Méthodiste (UEEM) est née dans les dernières années de l’Empire Français de Napoléon III. Par lettre du 24 décembre 1868 (quelle belle date pour un anniversaire!), le peréfet impérial du Bas-Rhin autorise M. Schnatz, Ministre de l’Eglise Evangélique Méthodiste à Strasbourgà ouvrir à Strasbourg des conférences sur les doctrines de l’Eglise Evangélique Méthodiste. Il précise que "cette autorisation qui est toujours révocable vous serait immédiatement retirée, si vos conférences venaient à prendre le caractère de propagande dangereuse pour l’ordre public et de nature à troubler le repos des familles...".

La Conférence Annuelle de l’ Evangelische Gemeinschaft de Suisse avait en effet envoyé en 1868 le pasteur Schnatz comme missionnaire en Alsace... A partir de Strasbourg, le pasteur Schnatz évangélisa dans tout le Bas-Rhin. Quelques temps après arriva un deuxième pasteur, également envoyé par la Conférence Annuelle suisse, pour oeuvrer dans le Haut-Rhin: il s’agissait de Jakob Schmidli.
Il était apparemment moins préoccupé par la légitimité officielle de son travail que son collègue Schnatz à Strasbourg. Sa première réunion, il l’organisa en effet, sans aucune autorisation, à Colmar, dans la salle de danse de l’Hôtel Breisach. C’est ainsi que naquirent les premières Eglises locales qui constituent aujourd’hui l’UEEM en Alsace: Strasbourg, Colmar, Bischwiller, Muntzenheim, Mulhouse et Munster.

En 1882 fut construite l’Eglise de Sion à Strasbourg, avec l’aide décisive des frères américains. Dans ce temps de domination allemande (depuis 1870), notre oeuvre connut une extension vers l’Ouest, à l’initiative, cette fois, de la Conférence Annuelle d’Allemagne du Sud. Metz était alors une importante ville de garnison impériale. Des soldats stationnés là-bas et qui étaient membres de l’Evangelische Gemeinschaft allemande, souffraient de l’absence de leur Eglise libre et se tournèrent vers les autorités de cette Eglise en Allemagne du Sud pour les prier d’ouvrir une communauté dans la capitale lorraine. C’était dans l’année 1909. Ainsi naquit une nouvelle Eglise locale qui vit encore aujourd’hui. En 1924, les Eglises en territoire français, faisant partie de la Conférence Annuelle suisse, se constituèrent en association conforme à la loi française. C’est ainsi que se forma ce groupement qui porte aujourd’hui le nom d’«Union de l’Eglise Evangélique Méthodiste en France». Selon le droit ecclésiastique, l’UEEM reste cependant membre de la Conférence Annuelle suisse, comme auparavant.

En 1926 eut lieu la fondation d’une nouvelle communauté. Cette fois-ci, cela eut lieu dans la France du Sud-Ouest. Il s’agissait des conséquences d’un travail missionnaire parmi des émigrés suisses qui s’étaient établis dans la région d’Agen. Cette communauté d’Agen a donné naissance à deux autres communautés dans la région aujourd’hui en pleine croissance, à Fleurance et à Montde-de-Marsan.

Depuis 1975 enfin, l’UEEM en France a trouvé dans le cadre d’une «Conférence de District» la possibilité de faire reconnaître sa personnalité propre tout en gardant des liens étroits avec la Conférence Annuelle suisse.

© UEEM 2001

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