Pardonne-nous Seigneur

Seigneur, pardonne-nous   ( Pasteur KEO Kognon )

     L’homme est devenu si prétentieux qu’il se croit le maître de l’univers. Il est imbu de sa science et
de ses capacités à décider de ce qui est bien et ce qui est mal sans se référer au Créateur de toute
chose. Aujourd’hui, une minuscule créature, invisible à l’oeil nu, nous ramène à notre juste
mesure.
Seigneur, pardonne-nous !
Les hommes sont devenus si égoïstes qu’il n’y a pratiquement aucune solidarité au sein de la race
humaine. Tout le système appelé “communauté internationale” est dirigé par des intérêts
partisans. Certains se vautrent dans un luxe insolent pendant que d’autres meurent dans le
dénuement le plus total. Aujourd’hui, chacun se rend compte que la race humaine a une
communauté de destin. Le Coronavirus se moque de nos différences raciales, sociales ou                           
religieuses.                                                                                              
Seigneur, pardonne-nous !
L’Europe a imaginé toutes sortes de stratégies pour fermer ses frontières aux migrants
indésirables. Les gens meurent par centaines dans la quasi-indifférence sur la Méditerranée et aux
frontières de l’Europe. Aujourd’hui, ce sont les européens qui sont indésirables en Afrique et les
États-Unis leur ont même fermé leurs frontières. Ils sont devenus à leur tour indésirables et
doivent expérimenter ce que cela signifie de ne pas pouvoir aller et venir librement.
Seigneur, pardonne-nous !
Nous avons délégué l’encadrement de nos enfants aux institutions éducatives. Nous n’avions pas
le temps pour cela. Aujourd’hui, les écoles et universités ferment leurs portes et nous ramènent
nos enfants, nous obligeant à nous en occuper nous-mêmes.
Seigneur, pardonne-nous !
Nous sommes devenus esclaves du temps. Il dévore tout autour de nous car nous en avons fait un
dieu. Aujourd’hui, les mesures de confinement nous montrent qu’en réalité, le temps n’est pas si
précieux que nous en avions l’impression. Nous ne savons même plus quoi en faire.
Seigneur, pardonne-nous !
Nous avons des milliers d’amis virtuels sur les réseaux sociaux alors que nous ne connaissons
même pas notre voisin de la porte d’à-côté. Aujourd’hui, nous sommes réduits à “tuer” le temps et
la solitude en chantant sur nos balcons avec ces mêmes voisins à qui nous n’avons jamais prêté
attention.
Seigneur, pardonne-nous !
Nous avons cru que la norme pour connaitre la vitalité d’une Église, c’est sa taille. La crédibilité
d’un pasteur se mesure à la taille de son Église. Aujourd’hui, nos beaux et grands temples se
ferment et nous privilégions les “Églises de maison” comme aux temps bibliques.
Seigneur, pardonne-nous !
Oui Seigneur, pardonne-nous nos offenses car
nous ne savions pas ce que nous faisions.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.